Rémi Deulceux (Biographie)

Rémi Deulceux est né en 1986.

Il débute sa pratique artistique par le piano et le théâtre amateur.
Après des études scientifiques, il se dirige vers un master professionnel de mise en scène à l’université de Paris X Nanterre.
Dans le cadre de ce cursus, il travaille notamment avec Jean Jourdheuil, Jean Boillot, Marc Paquien, Barbara Nicolier ou encore Philippe Adrien.
C’est également dans ce cadre qu’il se met à l’écriture suite à sa rencontre avec David Lescot. Il écrira alors une première pièce courte Marie n°0 sur la manipulation d’une femme par son mari musicien.
Ses premiers travaux approche l’oeuvre de Genêt par des mises en espace des pièces « Elle » et « Le Balcon » notamment. Sa première mise en scène est un diptyque de Martin Crimp : « Tout va mieux » et « Face au mur », auteur qui l’emmène naturellement vers les auteurs anglais tels que Kane, Barker, Ravenhill…
Il développe en parallèle une pratique de la photographie qui souhaite interroger la question de la matière. Il concentre son objectif sur des pans de murs, rugueux, à la peinture effritée, des grilles rouillées, des ensembles de tubes, de fruits, de légumes, de textures, cherchant à retrouver par l’image la sensation physique de ces objets.

Il intègre à partir de Janvier 2011 le comité éditorial de la revue en ligne Extraction dirigée par Chloé Delaume pour les éditions Joca Seria.
C’est dans cette même collection qu’il publiera en mars 2012 Méthodologie de la vie clandestine, un roman protéiforme sur le mouvement d’extrême gauche Action Directe. Ce roman, entre l’essai et le roman autofictif, interroge notamment la forme du récit et propose plusieurs tentatives stylistiques intégrant la musique, les codes du jeu vidéo, les cut-up, influencé par des auteurs tels que Jean-Jacques Schül ou Pierre Guyotat.

En Septembre 2011, Il participe au festival ActOral 11 et y donnera une performance Roman Familial – Titre provisoire, sur la question de la filiation génétique et la reconstruction du souvenir.

Inspiré notamment par les travaux de John Cage (Litany for the Whale (1980), But what about the noise of crumpling paper (1985)), de Steve Reich (Different Trains (1988), City Life (1995)), de Ben Hackbarth (Crumbling Walls and Wandering Rocks (2009)), il travaille à l’intégration de la musique dans son écriture, notamment dans sa deuxième pièce Suite de chiffres pour mannequins de couture, écrite en 2010.

A partir de 2012, il travaille notamment avec des associations telles que la Maison du Geste et de l’Image à Paris, Solidarité Formation Médiation à Clichy-la-Garenne,  sur la mise en place d’ateliers artistiques à destination des publics scolaires.

En 2013, il entame un nouveau projet Si l’être Salomé, sur la déconstruction du mythe de la décollation de Saint Jean-Baptiste.