LABORATOIRE CLASTIC > 14 OCTOBRE 2014

LABO CLASTIC
Le texte contemporain et la marionnette sous toutes ses formes
Laboratoire d’expérimentation de formes dramatique par la marionnette, l’objet, les matériaux.

Laboratoire Clastic, 15e année

Le Laboratoire constitue un appel à projets permanent. Il se veut un moment, hors les obligations de production, pour explorer librement des formes d’interprétation, des pressentiments, des options, des pistes de travail, des entreprises fragiles. Il se veut aussi un lieu de redécouverte du théâtre par les objets et les corps artificiels.

Il est également un lieu d’auscultation du texte contemporain. Le théâtre a besoin d’auteurs, de dramaturgies fortes, de contenus à partager. Il ne peut se réduire à un simple moment de divertissement. Nous avons pensé un moment que la bataille des auteurs était gagnée. Il n’en est rien. La réalité de la diffusion théâtrale nous redit l’engouement du public (ou des diffuseurs ? ou des politiques ?) pour les formes faciles, étonnantes, nouvelles, formelles, divertissantes.

Peut-on, doit-on, faut-il, continuer ? A travers le temps, le Laboratoire fonctionne comme une porte ouverte à l’inconnu, parfois submergé, parfois désert. Il demeure un moment irremplaçable, comme un ostinato en musique, qui ne dit rien en soi mais maintient la tension. Le laboratoire restera un lieu de résistance.

François Lazaro

 

Mardi 14 octobre 2014, à 18h30
au Clastic Théâtre,

Mon Ange
de Guillermo Rosales

Premières étapes de travail
Aurélia Labayle, Aurélie Vilette,

 

Mon Ange, c’est l’histoire d’un homme qui sombre.
L’homme, William Figueras, est le double de l’auteur, Guillermo Rosales.
Écrivain cubain, censuré, devenu fou, il échoue dans un « boarding home » de Miami, lieu de vie pour exclus de tous bords, entre enfer de Dante et nid de coucou.Mon Ange, c’est l’histoire d’un homme qui sombre, sauvé par les anges : celui de l’amitié, celui de l’amour, celui de la poésie et de la peinture.
Le récit devient fable, et les silhouettes esquissées prennent vie.Peinture : Jean-Michel Basquiat

Pour incarner ce roman, ces deux personnages, l’écrivain et son double, et l’intensité de ces rencontres, nous serons deux.
Deux interprètes passeuses et jumelles, quelques objets qui parlent, un ukulele et un fauteuil cassé.

Le labo de septembre nous a permis de faire germer nos intuitions, d’ouvrir les pistes.
Nous imaginons celui d’octobre comme une lecture défrichant plus avant l’adaptation. Avec, peut être et si tout va bien, un fauteuil qui avance un peu.

 

Elle dormait tranquillement là où Hécate a enterré ses chiens
de Rémi Deulceux
Forme n°9
Par Rémi Deulceux

En résidence au Clastic Théâtre, de mois en mois, Rémi Deulceux poursuit, dans l’échange avec le laboratoire, son élaboration d’un texte dramatique ayant pour point de départ le mythe de Salomé et sa confrontation aux sources historiques. Après un an de réécritures superposées, s’étant nourri des nombreux retours des participants au Laboratoire, il arrive à une forme qui lui semble un terme envisageable.

 

« Un passage de l’écriture à la mise en scène a eu lieu lors du précédent laboratoire, une nouvelle épreuve du texte au plateau qui en a fait apparaître certains défauts. Des redondances à corriger, certaines longueurs. J’arrive à une étape de l’écriture où le contenu est déjà écrit mais il faut corriger, gommer ici ou là. L’intelligibilité du texte ayant rencontré quelques problèmes lors du dernier dispositif mis en place, je propose de revenir au texte, peut-être une dernière fois avant de pouvoir dire : « l’écriture est terminée ».  »
Rémi Deulceux