LE ROI SE MEURT

LE ROI SE MEURT

d’Eugène IONESCO

LE ROI SE MEURT

Le Roi se Meurt  raconte à la fois la chute de l’homme, la chute d‘un royaume et la chute d’un monde. Il s’agit en fait, sous la mise en scène de Lazaro d’une étude de la mort dans une large optique historique, sociale et culturelle.

Dans cette représentation, le roi qui meurt est le Père UBU. C’est un monstre. Il a tué, assassiné, massacré. C’est la figure du dictateur (Staline, Hitler, Caucescu, Pinochet, Franco, Hussein, Idi Amin Dada…) que l’on somme de mourir en ce début de 21e siècle.

Mais Ubu est aussi un personnage emblématique de la création théâtrale mondiale et de la tradition marionnettique. Il est de la lignée des Kasperl, des Punch, des Pulcinella. Comme eux il aime la vie, éperdument ; il ne veut pas mourir. Ubu nous emmènera sur les chemins du grotesque et de l’exagération. Cette histoire d’agonie est aussi l’histoire d’un vieux monde qui n’en finit pas de disparaitre.

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Né de rien, d’un sol fait de replis où gisent les personnages, le Roi, énhaurme kyste, est le tissu même de son pays, de ses sujets, de son royaume. Lui mourant, tout meurt. Son effigie emblématique et grotesque, dressée au centre du plateau, recèle le vrai roi, comme un furoncle son pus. Surprise, il est cocasse, humain, presque bon enfant, mais pour éviter de mourir il redevient égoïste, cruel, bestial, démesuré

La marionnette permet ici de démonter l’échafaudage du pouvoir. Elle fait entendre le pouvoir comme un enfantillage, un jeu ridicule et puéril.

Le texte de Ionesco respecté dans sa structure et dans sa langue prend une saveur particulière à l’éclairage de notre histoire européenne récente.

 

L’ÉQUIPE

Adaptation et mise en scène : François Lazaro.

Scénographie : Joanna Braun

Musique : Krzysztof Maciejowski

Lumière : Krzysztof Byrski

Interprétation : Władysław Aniszewski, Małgorzata Bulska, Radosław Sadowski, Lucyna Sypniewska, Ryszard Sypniewski, Tomasz Sylwestrzak.

Réalisation des marionnettes et éléments scéniques : les ateliers du Théâtre Banialuka.

Créé le 3 avril 2009 au Théâtre Banialuka de Bielsko-Biała, en Pologne. Photographies : Pierre Alanic-Lewi et Théâtre Banialuka.

 

LA PRESSE

«Chef d’oeuvre scénique.» Dzyennik Zachodni

«Un exemple de pièce théâtrale contemporaine du plus haut niveau artistique Le Roi se meurt restera longtemps dans la mémoire des spectateursARtyculy

«L’art de mourir.» Gazeta Wyborcza

«Nous sommes témoins de la tragédie de l’intimité perdue face à la mort. (…) Lazaro nous parle plus fort que les applaudissements. Vive le roi ! J’augure à ce roi mourant une longue vie scénique.» Renata Morawska – Relacje – Interpretacje

«Sous les paupières : je n’ai qu’à fermer mes yeux pour revoir ces images.» Janusz Legon – Teatr Lalek

«Le roi se meurt» est un spectacle émouvant construit avec un équilibre parfait.» Kronika Beskidska

«Un spectacle vivant, miroir original du théâtre de l’absurde de Ionesco.» Dzyennik Zachodni

«Le spectacle, aux tons noirs et blancs, capte l’attention des spectateurs dès les premières scènes. L’image plastiquement sublime amplifie la force foudroyante du texte de Ionesco.» Silesia Kultura

«Applaudissements. Belle coutume d’applaudir après la mort de quelqu’un. Bel accueil. Vive le roi.» Artupalyga