DES HURLEMENTS…

DES HURLEMENTS MONTAIENT LE LONG DES SAULES PLEUREURS

 D’après l’oeuvre de Francis Marshall

Une promenade théâtrale aux frontières de l’art brut. Une traversée initiatique de la matière.


LE PROJET

Au milieu de faux buildings de 3 mètres de haut, de wagons en bois et d’anges exterminateurs qui battent au vent, des pantins goguenards, ficelés sur des chaises, se vident de leurs entrailles de crin végétal. Le public assiste, au spectacle en marchant : Apparitions inespérées, percussions, hurlements, humour caustique, drames de bouche et visions telluriques… Ici, pas de narrations mais une seule histoire, celle du dialogue de l’homme avec la matière.

Jamais nous n’avons eu autant besoin de re-poétiser l’existence, de laisser ressurgir du brouillard les mythes les plus fous et intimes, de réapprendre à fouiller la matière et à guetter, avec Francis Marshall, « la résurrection du prunier une nuit du mois de janvier ».

François Lazaro. 

 

 

Une promenade au coeur d’un site industriel :

 Les spectateurs sont invités à pénétrer au coeur une installation déployée dans plusieurs espaces enchevêtrés.

Dans cette installation, de faux  buildings de 3 mètres de haut sont traversés par des rails, des personnages de taille humaine attendent ficelés sur des chaises, des anges exterminateurs  battent au vent, des trains en bois, remplis de jeunes filles en révolte, sont perdus dans les forêts de Transylvanie, des tables débordent d’objets hétéroclites, des corps ficelés se vident de leurs entrailles de paille et de crin végétal.

Accompagné de guides magasiniers, le public visite cette rencontre entre l’œuvre d’un plasticien aux frontières de l’art-brut et un lieu insolite chargé de mémoire.  Délimité par des dispositifs de sécurité, l’espace poétique permet toutes les apparitions et toutes les fantaisies.

La forge ombre


Des Hurlements
montaient le long des saules pleureurs
est un spectacle onirique construit à partir de l’œuvre plastique et écrite de l’artiste singulier Francis Marshall.

Si l’inconscient est structuré comme un langage, qu’en est-il de l’oeuvre d’un artiste ? S’organise t’elle également comme une écriture théâtrale, en actes, intermèdes, prologue, rebondissements ? Peut on utiliser une œuvre plastique comme texte de théâtre ?

Il s’agit d’un jeu libre avec l’œuvre de l’artiste : rapprochements, juxtapositions, citations, références où se mêlent des tableaux de Marshall, des films cultes et des actes de la vie quotidienne, des apparitions mystérieuses.

 

L'Ange La Chambre rouge

Les interprètes sont chargés, non pas uniquement d’animer physiquement les personnages, comme habituellement des marionnettes, mais plutôt d’inventer des stratagèmes inattendus pour manifester la présence de la parole dans ces matières ficelées et empêchées.

Le spectacle mêle gestuelles sacrés et profanes, rituels populaires et gestes ouvriers (portages, processions, désignations, invocations, …), pour retrouver l’une des racines du théâtre : le « parler pour » ; pour les statues, pour les esprits, pour les ombres, pour les cailloux du chemin, pour les outils, pour les objets qui nous regardent vivre ; pour nos ancêtres qui sont morts sans rien dire et qui, sans doute, toute leur vie, ont eu eux aussi, envie de pousser DES HURLEMENTS.


L’ÉQUIPE